
Elle est belle à couper le souffle. Son style inimitable, son allure infiniment poétique, sa bonté magnétique, son sourire éclatant, sa silhouette sculpturale, sa grâce exquise à faire pâlir d’envie un Botticelli, font d’elle une actrice à part. Elle est l’atout charme dans le thriller Elyas aux côtés de Jeanne Michel et Roschdy Zem. Elle campe une irrésistible Cléopâtre dans le docu-fiction Le Destin de Rome sur Arte. Elle est révélée au grand public, en 2015, sous les traits du docteur Shirin, un rôle époustouflant où elle explore l’infini nuancier des émotions, dans la série au succès planétaire Fauda qui cartonne sur Netflix. Depuis elle enchaîne les succès. En 2022, elle se fait remarquer dans la série Liaison avec Vincent Cassel et Eva Green, une série sur le cyberespionnage. En 2023, elle incarne Chris dans la série Pax Massilia du fabuleux réalisateur Olivier Marchal. En 2024, elle illumine l’écran dans le film d’espionnage Chief of Station. On la verra en mars dans Ma famille chérie d’Isild Le Besco. Elle va nous bouleverser prochainement dans le film du très spirituel réalisateur Terrence Malick, The Way of the Wind. Laëtitia Eïdo est une actrice inclassable, dont le talent s’exprime au théâtre, dans les films d’auteurs ou les thrillers haletants. Elle ressemble à ces étoiles mythiques, ces légendes du cinéma américain, au firmament de l’aristocratie du cinéma, cette caste privilégiée et inaccessible qui fait rêver les anonymes et exerce une fascination sans fin sur les réalisateurs. Elle a l’étoffe d’une Ava Gardner, dont elle possède le charisme, le chic inégalé, le caractère décidé, le côté anticonformiste, avec quelque chose en plus : elle est résolument humaine et résolument elle-même. Sans masque, toute en sincérité et honnêteté. Ultra-moderne et délicieusement classique, symbole d’une génération d’actrices qui refusent d’être cantonnées aux rôles de faire-valoir, elle flirte avec tous les continents, réunit l’Orient et l’Occident, s’exprime en dix langues. Bref Laëtitia Eïdo est unique. Voilà pour la surface, mais comme le faisait justement remarquer Victor Hugo : « La forme, c’est le fond qui remonte à la surface. » Donc, côté profondeur, c’est là qu’habite véritablement cette incroyable jeune femme. Elle ne se contente pas seulement de jouer la comédie ou de briller sur les planches mais surprend tout le monde par son exigence intellectuelle. Elle est celle qui consacre sa vie à l’art, à la peinture, à l’écriture, à la poésie, à la musique afin de vivre intensément, de découvrir l’essence des choses, et accessoirement d’appréhender le sens de la vie. Elle a faim d’intelligence et d’esprit. Elle a besoin d’apprendre et de comprendre. Pour mieux lutter contre l’intolérance, pour mieux combattre toutes les formes de racisme et de sexisme. C’est encore elle qui défend les femmes victimes de violences conjugales, vend ses toiles à leur profit, s’investit dans cette cause. Bref, Laëtitia Eïdo est une femme complète, éminemment altruiste et empathique. D’ailleurs, en sa présence, c’est magique, vous vous sentez merveilleusement bien, en sécurité, tant elle est à l’écoute et prend soin de vous. Malgré un agenda bien rempli, elle a accepté de se confier au Sens Critique. Conversation à bâtons rompus avec une femme magnifique.

Rimbaud écrivait : « Je est un autre. » Selon vous, être actrice, c’est être une autre, c’est se métamorphoser, se cerner ?
Pour moi, jouer c’est faire de la place. L’acteur s’apparente à une sorte de réceptacle destiné à réinterpréter le monde.
Nietzsche affirmait : « Nous ne nous connaissons pas, nous qui cherchons la connaissance ». Savez-vous qui vous êtes ?
Est-ce que je sais qui je suis ? Disons qu’aujourd’hui, avec le recul, après de longues années à m’interroger, à explorer, à creuser, après de nombreuses recherches du côté du développement personnel, de la numérologie, de la science, je commence à comprendre qui je deviens et ce que je suis venue faire sur terre.
Est-ce à dire que nous avons tous une mission sur terre ?
J’en suis intimement persuadée. Pour certains, cette mission, c’est de traverser la vie en faisant de la place à leurs enfants, pour d’autres, en faisant de la place à l’art. Mais il y a tant d’autres manières d’appréhender la vie. On peut parfois tenter d’entrevoir la direction vers laquelle la vie nous a menés, au détour d’un chemin imprévu, en se disant que peut-être on n’est pas passé là par hasard, que cela a un sens et que cela pourrait être notre direction. Même si souvent la réponse est incertaine, puisque nous pauvres humains passons notre temps, dans cette vie dénuée de sens, à donner du sens à ce qui n’en a pas. Tout simplement pour survivre. C’est ce que disait Nietzsche : « N’importe quel sens vaut mieux que pas de sens du tout. »

Vous avez dit dans une interview que nous n’étiez pas complètement actrice. Faut-il l’être d’ailleurs ?
J’ai toujours été artiste avant d’être actrice. Cela dit, jeune, il y a beaucoup de choses que je me suis empêchée de faire pour devenir actrice, comme la peinture, la musique, l’écriture, la poésie, la réalisation. Mais aujourd’hui, tout arrive à maturité, et je réalise enfin tous mes projets : de la musique, je participe à l’album d’Isild Le Besco qui sort en mars et j’ai un EP musical personnel de 6 titres qui est presque prêt. Il y a peu de temps, j’ai fait ma première exposition de peintures à Marseille et j’ai vendu une dizaine de toiles. Je m’apprête, si tout va bien, à publier un recueil de poèmes. Je travaille à l’écriture de mon « seule en scène ». Dans celui-ci, j’aborde les rives de l’absurde. Le théâtre de l’absurde et la nostalgie du sens, c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour lutter contre les larmes. Bref, j’avance.
Comme le disait si joliment Henri Calet : « Ne me secouez pas. Je suis plein de larmes. »
Voilà !


Pour Kant, l’homme est perfectible. Créez-vous pour vous recréer ou pour vous dépasser ?
Comment faire l’un sans l’autre ! Pour moi, se recréer, c’est forcément se dépasser. On ne va pas se recréer toujours de la même manière ! Ce serait absurde, non ?
Renaissez-vous à chaque création ?
Absolument !
A chaque film, aussi ?
Quand on est comédien, on est créateur, mais on est aussi la marionnette de la création d’un autre créateur. C’est peut-être moins évident de renaître dans ces conditions. Reste que mes rôles me façonnent et que chacun m’apporte quelque chose que je garde ensuite dans ma vie.
Avez-vous remarqué que dans Fauda, vous interprétiez un rôle de médecin, dans Un homme heureux, le rôle d’une endocrinologue. J’ai cru comprendre que votre papa était médecin. Est-ce à dire qu’on rejoue toujours son passé !
Je ne sais pas, mais me concernant c’est cohérent car une grande partie de ma famille exerce une profession médicale. Pour moi, le rapport à la vie est un rapport au soin.
Souhaitez-vous sauver les autres ?
Surtout pas ! J’ai passé l’âge ! Il n’empêche, dans la famille, nous avons cette manie chevillée au corps. C’est dans notre ADN. Cependant, grâce au travail que j’ai effectué sur moi en thérapie, j’ai appris à ne plus me laisser entraîner par cette tendance naturelle, parce qu’en réalité, on ne sauve jamais personne.
Comment expliquez-vous alors ce rapport au soin ?
Le soin apporté aux autres, l’attention à soi-même, à la vie, à la petite plante que l’on fait pousser. Je préfère prendre soin de la plante plutôt que de la piétiner, je préfère prendre soin des gens plutôt que de les écraser !
Vous écrivez très joliment : « Tous mes projets ont un fil rouge, un désir de guérison et de reconnexion à moi-même et entre les peuples qui me composent et me traversent. » Vous guérir de quoi ? D’être tiraillée entre des cultures incompatibles ? Cherchez-vous à effacer les dissonances pour trouver une forme d’harmonie entre ces cultures ?
Les dissonances font la beauté, la richesse des peuples différents. L’important, ce n’est pas ce qui nous sépare, c’est ce qui nous réunit. Ce qui m’intéresse, c’est de trouver ce qui nous est commun. De jeter des ponts entre les peuples, de tracer des traits d’union entre les cultures. Trouver ce qui nous relie à notre humanité commune. Cela efface tous les différents mais non toutes les différences…
C’est beau ce que vous dites ! Dans quelle culture vous reconnaissez-vous le plus ?
En fait, j’ai joué dans une dizaine de langues. A chaque fois je me suis plongée dans la culture de cette langue, et je m’y suis sentie merveilleusement bien. Avant, j’étais fière de la culture française mais aujourd’hui, je la trouve en danger, et j’avoue que cela m’attriste.
Mais votre rôle en tant qu’artiste, c’est de résister !
Oui, il ne faut rien lâcher !
Cherchez-vous à explorer les héritages transgénérationnels inconscients que vous avez reçus ?
Absolument ! C’est pour cette raison que je suis en train de comprendre ce que je suis venue faire sur terre ! Ce sera l’objet de mes prochains écrits. Je ne veux ni effleurer ni rester à la surface des choses, j’ai envie de creuser en profondeur.
Côté études, vous avez un cheminement original : architecture, master en scénographie à la Sorbonne-Nouvelle, comédienne de théâtre et actrice de cinéma. Vous avez même suivi un stage dans la compagnie de Peter Brook. Avez-vous eu la chance de le croiser ?
Malheureusement non, mais j’ai travaillé avec des membres de sa compagnie. Comme avec des intervenants de celle de Jacques le Coq. J’adore les Bouffes du Nord, c’était important pour moi d’aller chercher le savoir à sa source. M’inspirant de chaque maître, j’ai picoré dans plusieurs écoles de théâtre afin de découvrir celle que j’avais vraiment envie d’approfondir. Finalement, celle qui m’a accrochée, c’est la technique Meisner.


En 2015, votre carrière décolle. Vous tenez le rôle principal féminin des deux premières saisons de la série israélienne culte Fauda. Racontez-nous !
D’entrée de jeu, les créateurs de la série m’ont fait confiance. Ils ont été plus que bienveillants et m’ont laissé le choix de modifier le personnage pour l’habiller de ma personnalité. Je souhaitais que le personnage soit une femme forte et j’ai demandé à ce qu’elle soit franco-palestinienne parce que je tenais à ce qu’elle ait cette capacité de soigner dont on parlait au début de l’interview. Qu’elle fasse preuve de la même empathie pour les deux camps, Israël et Palestine, et ce, parce qu’elle avait un pied en dehors du conflit. Dans la série, Shirin El Abed, cette médecin palestinienne, cheffe de clinique, tombe amoureuse de son patient, un agent secret de l’Etat hébreu. Le rôle et l’enjeu étaient galvanisants. Il fallait jouer au plus près du personnage, cerner sa nature profonde, montrer aussi que l’amour n’a pas de frontières. Ce lien entre les amants symbolisait un lien possible entre les protagonistes du conflit, entre deux cultures finalement très proches. C’était un rôle incroyable où j’ai pu m’investir à fond. J’ai mis toutes mes tripes dedans, je voulais me surpasser, jouer au-dessus de mes limites.
Sort-on indemne d’un pareil rôle ?
Paradoxalement, plus on s’investit dans un rôle, mieux on en sort. J’en suis sortie indemne et sans séquelles. Par contre, je ne suis pas ressortie la même de ce projet tourné en Israël. J’en suis sortie différente, avec une conscience plus aiguë de la géopolitique du Moyen-Orient. Avec l’espoir aussi d’assister à la résolution politique de ce conflit sans fin.
Il y a eu un avant et un après Fauda. Autrement dit, qu’est-ce que cette série a changé dans votre vie ?
Tout ! Elle m’a offert une visibilité mondiale et une ouverture vers une carrière internationale. Beaucoup de réalisateurs et de directeurs de casting dans le monde m’ont vue dans Fauda, jusqu’à la directrice de casting de Terrence Malick qui m’a proposé d’auditionner. Lorsque j’ai été retenue pour le rôle, j’ai rencontré Terrence Malick à Cannes. Je me souviens de cet instant, un moment de pure grâce, lorsqu’il m’a dit qu’il me donnait le rôle auquel il tenait tout particulièrement dans son film The Way of the Wind. J’étais sur un nuage…
Entre deux films, à quoi consacrez-vous votre temps ?
A trouver du travail ! A passer des castings, à lire des scénarios. A passer encore et encore des essais, car parfois les réalisateurs hésitent entre deux comédiennes. On ignore à quel point c’est une conquête et une remise en question permanente ce métier ! C’est un peu comme si on passait éternellement des entretiens d’embauche.

En 2020, vous avez été jury à Canneseries, le festival annuel des séries télévisées se déroulant à Cannes. Pouvez-vous nous parler de cette expérience ?
C’était en pleine épidémie de coronavirus, entre deux confinements mais c’était très chouette ! C’était tapis rose à Cannes ! J’ai découvert des séries internationales de tous horizons, des séries russes, des séries espagnoles, suédoises, norvégiennes etc. On devait élire la meilleure série TV. Finalement, notre choix s’est porté sur la série suédoise Partisan, une atmosphère inimitable, dérangeante, mystérieuse. Une vraie réussite.

On vous a vue cette année au Festival du cinéma américain de Deauville, sur le tapis rouge, dans une robe étourdissante ! Que représente-t-il pour vous ?
Ce festival, c’était un peu un rêve pour moi. C’est la vitrine du cinéma américain, avec tout le mythe extraordinaire du succès, du rêve et de la réussite qu’il véhicule. Sans compter que je suis toujours éblouie par la très belle programmation de Deauville. Et puis j’aime découvrir des réalisateurs, des réalisatrices qui viennent de loin. Je suis fascinée par l’altérité, l’ailleurs et j’avoue que j’ai été très gâtée cette année, j’ai rencontré des cinéastes et des acteurs vraiment fabuleux. Cela m’a fait plaisir d’y aller, j’en garde un souvenir inoubliable.


Vous jouez dans Pax Massilia II et III, du réalisateur Olivier Marchal. Durant le tournage de la saison II, vous avez croqué un dessin de lui. Ce portrait est incroyablement ressemblant. Vous avez su capter son expression : une infinie bonté sur un fond de désenchantement. Le visage d’un homme qui a du coeur mais qui en a trop vu. Est-ce d’avoir côtoyé trop d’horreurs et de souffrances humaines lorsqu’il travaillait comme enquêteur ? Faire du cinéma, pour lui, est-ce une façon d’exorciser ses fantômes ?
Il faudrait le lui demander !
J’adorerais ! C’est mon réalisateur préféré !
C’est un homme très humain, plein de bonté et de bienveillance. J’ai beaucoup de respect et d’admiration pour lui.

Vous vous êtes magnifiquement glissée dans la peau de Cléopâtre dans le Destin de Rome. Au point d’interpréter le rôle en latin et en grec ancien. Ce n’est pas banal !
C’est d’ailleurs comme ça que tout a commencé. Ce fut l’un de mes premiers rôles. C’était un superbe documentaire sur Arte illustré par des scènes de fiction. C’est aussi là que je me suis rendu compte que si je pouvais jouer en grec et en latin, je pouvais bien le faire dans d’autres langues. Depuis, j’ai joué dans une dizaine de langues : arabe, hébreu, grec, latin, anglais, italien, kabyle, kurde, espagnol !
Comme Cléopâtre, vous avez un corps de rêve. Comment l’entretenez-vous ?
Dès que je peux, je fais une demi-heure de sport le matin. Je mélange le yoga, les Pilates, les exercices de cardio. Pour moi, l’alimentation est notre premier médicament, je fais attention à me nourrir de manière anti-inflammatoire. Si les intestins ne vont pas bien, le mental va mal, et inversement, car les deux cerveaux communiquent !
En plus d’être actrice, vous êtes peintre. Vous avez vendu vos toiles au profit de l’association SYNEV pour aider les femmes victimes de violences conjugales. Pensez-vous qu’on va assez loin pour les défendre ?
L’Etat s’est engagé sur certaines choses, mais on attend toujours… Je pense qu’on avance doucement mais surtout grâce aux associations de soutien aux victimes qui elles se révèlent très actives. Certes, on n’en a jamais autant parlé et c’est bien, mais en attendant, il y a toujours autant d’enfants agressés et de femmes qui meurent sous les coups de leurs conjoints. Il y a encore beaucoup à faire.
Qu’est-ce qui vous tient à coeur dans cette cause ?
Vendre mes peintures, c’est l’occasion d’aider à ma manière cette cause. C’est aussi ce qui m’a donné la motivation, le moteur, le courage d’exposer mes toiles car auparavant je n’avais jamais osé. S’exposer afin que les femmes ne soient plus jamais exposées.
Selon vous, que faudrait-il pour aider davantage ces femmes victimes de violences ?
Tout simplement qu’on les croie ! Qu’on change aussi de système judiciaire : lorsque des enfants dénoncent un inceste à leur mère, très souvent, les mamans se retrouvent en cavale ou en prison pour non-représentation d’enfant, parce qu’elle refusent de remettre l’enfant au père incestueux. Quand sur un enfant, on découvre des traces de viol, il faut arrêter de le remettre dans les mains du violeur. Il faut changer la loi.
Cet aveuglement est dû à quoi ?
Il est dû à la lenteur, à la lourdeur, à la difficulté de faire changer la loi. Notre voisine, l’Espagne est très en avance sur nous. L’Espagne a réduit les féminicides de façon drastique. Elle a mis en oeuvre des dispositifs de protection efficaces contre les violences conjugales (par exemple un budget conséquent alloué à la cause, la protection complète de la victime, la possibilité pour la victime de bénéficier de l’autorité parentale exclusive etc.) C’est un choix politique : l’Espagne souhaite éradiquer ce fléau. Elle fait figure de modèle en matière de lutte contre les violences faites aux femmes. On devrait prendre exemple sur elle.

Pour conclure, parlez-nous de vos projets, de votre actualité…
Je joue dans une série corse d’Ange Basterga, qui va paraître au printemps sur France 2, La terre et le sang. Ensuite, il y a la série télévisée musclée d’Ivan Fegyvères, La Cible, qui sortira sur TF1. Enfin, il y a le film d’Isild le Besco Ma famille chérie, qu’on pourra découvrir en mars prochain sur les écrans. J’incarne la touche de joie dans ce film ! Pour tout vous dire, je rêve de rôles comiques au cinéma. J’aimerais qu’on me propose des comédies hilarantes. On me dit que je suis très drôle dans la vie ! Pour finir, il y a mon EP musical de six titres électro-pop, qui est sur le point de sortir. Mon projet s’appelle Tender Skin, qui signifie « peau sensible » dans tous les sens du terme. Pour chaque chanson, j’ai prévu de réaliser un clip.
Avec quel réalisateur souhaiteriez-vous collaborer ?
J’aimerais bien travailler avec Paul Thomas Anderson évidemment et avec Denis Villeneuve, le réalisateur de Dune !
Brûlez-vous d’envie de passer derrière la caméra, comme beaucoup d’acteurs chevronnés ?
Oui ! Je suis en train de co-écrire le scénario d’un long-métrage. Du plus loin que je m’en souvienne, j’ai toujours rêvé de réaliser un film. Dès mes 19 ans. Mais la célèbre école de réalisation parisienne LA FEMIS m’a judicieusement conseillée de démarrer une carrière d’actrice avant de me lancer dans ce grand projet. Afin d’acquérir une forme de maturité avant de passer à la réalisation. Ce que j’ai fait !
Enfin, Laëtitia, qu’est-ce qui vous rend heureuse sur cette terre ?
L’amour ! Et créer.
Propos recueillis par I.G





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