
Saluons la sortie très attendue, le 13 novembre 2025, du dernier opus de la romancière Amandine Cornette de Saint-Cyr, Au secours, Marie ! Louée soit cette autrice d’injecter un souffle de foi, d’espérance et d’amour dans un monde incrédule, de doute et de désamour. Louée soit-elle pour ce vibrant hommage à la Sainte Mère secourable, à ses bienfaits, à celle qui nous fait la grâce d’entendre nos prières. Louée soit-elle d’éclairer par ce magnifique coup de projecteur les innombrables guérisons miraculeuses de Lourdes. Pour un peu, on sentirait presque entre ces lignes empreintes de déférence, de confiance, de ferveur et de foi, la présence divine. Voilà donc un livre plus que nécessaire en ces temps d’éclipse spirituelle. Un livre indispensable tant il offre un espoir aux êtres désespérés. Un livre curatif, source de vie et de guérison corporelle et spirituelle, véritable secours des affligés, des éprouvés, des malheureux, des vulnérables, et des malades. Un livre qui soulage, soutient, console, réconforte. Un livre beau comme un élan de gratitude, et fort comme l’amour. Qu’on se le dise : aucun miracle n’est impossible à Dieu. En voici la preuve…

« Ici, on t’aime »
Au secours, Marie !, paru chez Fayard, illustre merveilleusement le pari pascalien. Que dit en substance le philosophe Pascal aux esprits sceptiques ? Faute de pouvoir démontrer l’existence de Dieu, nous avons tout intérêt à croire que Dieu existe. Car s’il existe, le croyant y gagne l’immortalité ou le paradis et le non-croyant l’enfer pour l’éternité. « Examinons donc ce point, et disons : « Dieu est, ou il n’est pas. » Mais de quel côté pencherons-nous ? (…) Pesons le gain et la perte, en prenant choix que Dieu est. Estimons ces deux cas : si vous gagnez, vous gagnez tout; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc qu’il est, sans hésiter » écrit Pascal. Donc, il n’y a rien à perdre à croire, il y a tout à gagner. Et si les miracles étaient les preuves extérieures de l’existence de Dieu ? Preuves destinées à soutenir notre foi en lui. Un miracle, comme signe visible de l’agir divin. Que viennent chercher ces millions de pèlerins qui se rendent à Lourdes pour prier, implorer Marie de les aider à soigner leurs maux et leurs maladies, si ce n’est un miracle ? Celui de faire cesser cette douleur du corps souffrant que Spinoza résume ainsi : « la douleur est le passage à une moindre perfection. » Qu’espèrent-ils ceux qui entrent en communion avec Dieu ou la Vierge Marie par la prière ? Un réconfort pour les aider à traverser leurs épreuves ? Un soutien infaillible lorsque leur vie bascule ? Une aide indéfectible dans le combat qu’ils mènent contre la maladie ? Ou la grâce divine ? Tout à la fois. Dans l’évangile selon Saint-Jean, Jésus affirme : « Tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Et tous d’attendre ce miracle capable de changer leur avenir. C’est le cas de l’autrice qui vole au secours de sa mère malade et l’accompagne à Lourdes dans l’espoir d’une guérison. Ce qui nous vaut des pages de toute beauté, des pages émouvantes, poignantes, bouleversantes, émaillées d’humour, d’amour et de larmes.

« Le livre de ma mère »
La célèbre romancière Amandine Cornette de Saint Cyr qui raffole d’ Albert Cohen, de Romain Gary et de sa Promesse de l’aube (le grand écrivain qui souhaitait « déposer le monde aux pieds de sa mère ») signe ici pas moins qu’un second livre de ma mère. Il y a dans ces pages un tel chant d’amour qu’il pourrait à lui seul conjurer toutes les morts humaines. Une telle façon d’exalter la joie, une telle force de vie, une si fabuleuse énergie positive qu’elle régénèrerait n’importe quel être vulnérable. Ce grand cri d’amour adressé à sa mère de son vivant est le plus beau cadeau qu’une fille puisse faire à sa mère. C’est ce même amour inconditionnel qui irrigue sa foi et son affection pour sa mère. Si la jeune femme lettrée n’a pas oublié l’exhortation d’Albert Cohen : « Fils, (filles), (…) n’oubliez pas que vos mères sont mortelles », l’autrice d’Au secours sainte Rita a fait sienne sa devise, en témoignant une tendresse infinie à sa mère. Grâce à cette magnifique romancière, on finit par regarder le monde avec les yeux de l’amour. Et ça, c’est un miracle de plus…
I.G





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