La montée des marches, le 20 mai, de l’équipe du film Un simple accident du réalisateur Jafar Panahi

Le cinéma dit l’indicible. Le cinéma nomme l’innommable. Le cinéma clame l’inaudible. Il révèle l’occulte, démasque le refoulé, exprime les non-dits, fait émerger l’effacé, l’oublié, le caché, expose l’horreur et le malheur. Il s’autorise la vérité, car il est libre. Il s’attache à montrer la réalité, car il est libre. Il ne s’empêche ni ne s’interdit rien, car il est libre. Il ne se censure pas, il s’oppose. Il transgresse, désobéit, s’insurge, résiste, se rebiffe, refuse, contredit, il proteste, il conteste, car il est libre. Il est libre, et il rend libre. Le cinéma libère. Il crée de la liberté de penser, de la liberté de parole, de la liberté d’image. Il nous rapproche, nous rassemble, nous unit, nous réunit dans la liberté. Subversif, il a le pouvoir de changer nos regards sur le monde, de changer le monde. Plus que nécessaire, le cinéma est indispensable.

Bravo à la palme d’or 2025, Un simple accident, de l’iranien Jafar Panahi

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